Bangkok-Sydney sur Thai en business class : encore un très bon service

Arrivé de Stockholm j’ai deux heures de correspondance avant d’embarquer pour Sydney. Cela fait un peu bizarre de se dire qu’après 12h de vol on est juste à mi-chemin et qu’il faut repartir pour un long courrier. Mais je crois que j’aime ça…

Et voici donc le (long) routing de ces vacances.

Vous trouverez la liste de tous les articles relatifs à ce voyage en bas de page.

Correspondance et parcours au sol

Aussitôt débarqué de mon Stockholm-Bangkok je file passer les contrôles de sécurité obligatoires avant de réembarquer. Tout se passera de manière assez fluide malgré un personnel assez tatillon, notamment sur les capacités des batteries.

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L’avantage de Suvarnabhumi est qu’il est composé d’un terminal unique ce qui rend les correspondances simples et vous permet même de choisir parmi les multiples salons de l’aéroport celui que vous préférez utiliser, en fonction de votre éligibilité bien sûr.

Pour ma part je tenterai le Thai Royal Silk lounge qui s’avérera d’une superbe médiocrité mais comme j’avais peu de temps et que son intérêt principal était d’être situé près de ma porte d’embarquement ça ne gâchera pas trop mon expérience de voyage.

Je me dirigerai vers la porte d’embarquement quelques minutes après l’heure de début théorique.

Embarquement

Quelle surprise en arrivant à la porte : il y a un pré-contrôlé de sécurité avant de pouvoir accéder à la salle d’embarquement. Et comme j’ai pris mon temps je suis assez loin dans la file.

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Après vérification il s’agit visiblement d’un contrôle relatif aux liquides en cabine réalisé à l’instigation des autorités australiennes. Au fur et à mesure que la file avance je vois des passagers se faire inspecter leur bagage à main en profondeur, quitte à le vider. Ma valide est enregistrée et je l’ai que mon sac à ordinateur avec moi mais on ne peut pas dire que cela me réjouisse.

En attendant par la baie vitrée je vois le 777 qui nous emmènera à Sydney.

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C’est bientôt mon tour.

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“Bonjour monsieur vous avez des liquides sur vous ?”. Je réfléchis une seconde…en fait oui juste une fiole de liquide à cigarette électronique vu que tout le reste est dans ma valise. J’ai envie d’être un peu joueur d’un seul coup et je dis…”non, mais beaucoup d’électronique”. Ce disant j’ouvre mon sac. L’agent jette vaguement un regard dedans, me fais un grand sourire et me dis que je peux avancer.

Je jette un coup d’oeil autour de moi avec toutes les valises ouvertes…je ne vais pas dire que les contrôles se font à la tête du client mais un peu quand même. Disons que si vous êtes un male blanc de plus de 40 ans, bien habillé, qui voyage juste avec son ordinateur et un billet de business class visiblement on a plus tendance à vous croire sur parole.

Bref, je rejoins la salle d’embarquement en contrebas.

Il commence à y avoir beaucoup de monde même si “en haut” on voit que la file du contrôle n’est pas encore résorbée.

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Finalement après que les passagers à mobilité réduite aient embarqué on appelle les passagers prioritaires et je serai le premier à faire mon entrée dans la cabine.

La cabine business class du 777 Thai

Et voici donc la cabine de notre 777.

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Disons que c’est une version “ancienne” de la cabine déjà assez moyenne que j’ai eu son l’A350 qui m’a amené de Stockholm. Et exactement la même que j’avais eu sur un appareil similaire entre Bangkok et Singapour 7 ans plus tôt, autant dire une éternité quand on parle de l’âge d’un modèle de cabine.

Une cabine datée mais bizarrement moins usée que celle de l’A350 pourtant plus récent que j’ai eu lors de mon vol précédent.

Comme je l’avais dit dans mon précédent article la configuration en mode staggered fait que côté hublot un rang sur deux a un siège collé au hublot avec une tablette côté allée et l’autre a la tablette côté hublot et donc le siège très proche de l’allée. Vu que contrairement aux sièges que l’on retrouve sur les 787 de Turkish Airlines ou Singapore Airlines ceux ci sont beaucoup moins enveloppant, les passagers dont le siège est proche de l’allée sur les rangées concernées n’a quasiment aucune privacy.

Ce qui se vérifie avec mon siège.

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Je serais dans l’allée ça serait quasiment pareil.

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L’écran est petit, le dispositif de déploiement de la tablette “cheap”, la largeur du fuselage n’est même pas complètement utilisée et, pour en finir, une fois en position lit le siège n’a pas un millimètre de trop pour mes 1,88m.

Il n’y a quasiment aucun autre rangement que les coffres à bagage : pas très pratique.

Un siège dépassé dont je ne suis pas fan du tout mais c’est toujours mieux que de voyager à l’arrière, je vous le concède.

Le siège de derrière, comme celui que j’avais au départ de Stockholm, propose un peu plus d’intimité quand même.

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La télécommande de l’IFE fait également son âge et les réglages du siège pourraient gagner en simplicité à l’instar de ceux de l’A350 de mon vol précédent.

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Quant à la trousse de confort elle sera je pense pratique à réutiliser au quotidien. Son contenu par contre est basique de chez basique, peut être un des plus pauvres qualitativement et quantitativement que j’ai vu en business class.

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Allez, il est temps de parler du vol en lui-même.

Le vol et le service

A peine entré dans la cabine et avant même que je pose mes affaires on vient me saluer et on me propose une boisson de bienvenue. Il est 8h du matin mais mon horloge biologique est encore à l’heure européenne donc une coupe de champagne sera la bienvenue.

Ce sera du Piper-Heidsieck, servi en quantité très généreuse. Il sera accompagné d’un premier oshibori.

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L’hôtesse vient se présenter, m’annonce la durée du vol jusque Sydney et prend ma commande pour les deux prestations du vol. Toujours pas de menu papier.

Pour la première prestation j’ai le choix entre du pain perdu et du poulet, je prendrai le poulet. Pour la seconde ce sera crevettes ou filet de boeuf et je choisirai les crevettes.

Le personnel de Thai est toujours aussi courtois et aimable.

Encore un refill de champagne et nous sommes prêts à décoller avec 13 minutes de retard ce qui sur un vol de cette durée est anecdotique.

Après un long taxi on décolle enfin et le service du petit déjeuner commence très vite. Dès la phase de montée on sent déjà une odeur appétissante envahir la cabine.

1ere prestation : petit déjeuner

A force de me lire vous savez que je ne suis pas fan du sucré et qu’en plus je trouve que les petites déjeuners sont souvent l’occasion pour les compagnies de faire des économies de bout de chandelle en servant une prestation moins recherchée voire un peu bâclée.

Ici je suis donc très content d’avoir pur choisir du poulet pour le petit déjeuner, espérant une prestation à peu près normale malgré l’heure matinale.

Le service des boissons commence et comme lors de mon vol précédent il n’y aura qu’un seul chariot qui descendra une allée puis remontera l’autre. Cela prend un peu de temps.

Pour moi cela sera thé et eau gazeuse.

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Le plateau arrive très rapidement, servi individuellement par un autre PNC à chaque place, accompagné d’un oshibori chaud.

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S’agissant d’un petit déjeuner c’est une prestation en un seul service mais je la trouve assez consistante.

Le riz est impeccablement cuit, le poulet également qui est épicé juste comme il faut.

Par contre je ne suis pas fan des fruits, un peu fades.

Le tout sera accompagné d’un pain chaud.

Je mangerai assez rapidement car je tombe de sommeil et ai envie de dormir.

La croisière

Il reste un peu moins de 9h de vol et nous arriverons à Sydney en début de soirée. La cabine est donc rapidement éteinte et passe en configuration “nuit”.

En ce qui me concerne je n’ai presque pas dormi entre Stockholm et Bangkok vu l’heure du vol et mon horloge biologique me dit qu’on est au milieu de la nuit et qu’il est vraiment temps que je dorme.

Je mets donc mon siège en position lit.

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Comme je vous l’ai dit, le lit fait juste ma taille au millimètre près. Quand je suis allongée ma tête frotte d’un côté et mes pieds tapent contre la paroi de l’autre. En chien de fusil ce sont mes genoux qui cognent.

Donc après avoir essayé de dormir en position lit je passera l’essentiel de la croisière à somnoler en position “lounging”. Pas idéal mais mieux que rien.

Pas grand chose à ajouter sur cette phase du vol où je vais principalement dormir.

2e service : dîner

La cabine est progressivement rallumée 2h30 avant notre arrivée programmée à 20h30.

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On me propose un apéritif. Je prendrai un verre de vin rouge (un excellent Bordeaux dont ne j’ai pu noter le nom faute de disposer d’un menu papier). Il sera accompagné de noix qu’on m’apporte directement du galley mais malheureusement elles ne sont pas chaudes.

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Les amuses-bouche arrivent rapidement après.

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C’est agréable et frais sans être exceptionnel.

L’entrée arrive et je demanderai du pain à l’ail pour l’accompagner.

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Les Saint-Jacques sont un peu fades mais la salade (chou) et la sauce épicée (citronnelle) relèveront tout ça convenablement.

Vient ensuite le plat, un curry de crevettes.

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Une fois tout mélangé c’est délicieux mais moins photogénique.

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Les crevettes sont bien cuites, de même que le riz et la sauce au curry rouge vraiment épicée comme il faut. Rien à redire.

Vient ensuite une assiette de fromage un peu moins bonne que sur le vol qui m’a amené de Stockholm à Bangkok mais toujours aussi surprenante en quantité pour un pays qui n’est pas vraiment connu pour sa tradition fromagère.

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Et pour clore les débats, le dessert accompagné d’un cognac.

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Frais et léger, cela conclut parfaitement le diner.

On nous distribuera des oshiboris parfumés puis les documents d’immigration, initiant ainsi le début de la descente.

Le service et le personnel

Une fois de plus je ne peux que complimenter le staff de Thai : amabilité, courtoisie, efficacité. Comme sur mon vol précédent un soft product de haut niveau qui fait oublier un hard product totalement décevant.

Autre remarque par rapport au protocole de service. Si je regrette l’absence de menus papier (le COVID continue à justifier des mesures de cost cutting d’autant plus que Thai n’est pas dans une situation financière reluisante) le fait que les commandes des deux prestations soient faites avant le décollage permet un service vraiment rapide et fluide. Une fois en vol on ne s’occupe de rien et les plats arrivent dans le bon timing sans qu’on ait plus besoin d’y penser.

L’arrivée à Sydney

La descente se passe calmement pendant que l’on remplit les formulaires d’immigration et que son diffusées les consignes sur la biosécurité, chose avec laquelle l’Australie ne rigole pas du tout.

Le personnel de bord passera saluer les passagers un à un et nous remerciera individuellement d’avoir choisi Thai.

Les conditions ne sont pas optimales pour photographier la ville lors de l’approche.

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Une fois au sol je me souviens qu’on m’a à maintes fois raconté la dureté des contrôles aux frontières Australiennes (genre “les USA en pire”) que je m’attends à une procédure pas trop agréable.

Après une longue marche dans les couloirs de l’aéroport me voici à l’immigration.

Avant de s’aventurer vers les contrôles il faut se présenter à un kiosque automatisé.

J’insère mon passeport et le système fait le lien avec le visa que j’avais demandé en ligne avant mon départ. Un ticket est imprimé et je me dirige vers le contrôles proprement dit.

Mon ticket est scanné et je ne suis pas dirigé vers les guichets d’immigration mais directement vers la zone de récupération des bagages. Visiblement quand tout est administrativement ok et qu’on a pas un profile de passager à risque ils trouvent inutile de nous faire rencontrer un être humain et c’est très bien ainsi.

Je récupère ma valise sur le tapis en quelques minutes et me dirige vers la seconde épreuve : la biosécurité. Quiconque a déjà vu à la télé les émissions dédiées au sujet sait que les autorités australiennes sont on ne peut plus pointilleuses sur le sujet : essayez de faire rentrer quoi que ce soit d’organique sur le territoire Australien et vous allez vous retrouver avec une grosse amande et un billet de retour sur le prochain vol disponible !

Toutes les valises sont passées au scanner donc aucun moyen de tricher.

Je suis le second à arriver au contrôle, ma valise est scannée et l’agent me la rend avec un grand sourire, récupère ma déclaration de douanes et me souhaite un excellent séjour.

Pour des contrôles “difficiles” il m’aura fallu moins de 10 minutes pour passer l’immigration, récupérer ma valise et passer la biosécurité et la douane ! J’ai vu largement pire.

Moins de chance pour le passager arrivé avant moi : sa valise est ouverte et visiblement il a tenté de faire rentrer du poisson frais. Je suis assez surpris que certains essaient encore alors que la réputation des douanes austrialiennes n’est plus à faire mais bon..

Conclusion

Encore un très bon vol sur Thai avec un soft product qui compense un hard product dépassé.

Un vol où, il est vrai, j’aurais passé l’essentiel de mon temps à dormir ce qui me permettra d’arriver à Sydney en début de soirée totalement décalé mais avec un départ à 14h il m’était impossible de dormir sur le Stockholm Bangkok.

Bref un vol agréable et après 24h de vol me voici enfin en Australie.

Les articles relatifs à ce voyage

#TypeReport
1Intro et genèse de l’itinéraireVacances en Australie : premiers pas au “Land Down Under”
2HôtelCourtyard Paris Charles de Gaulle Central
3VolParis-Munich – Lufthansa – Business Class
4VolMunich-Stockholm – Lufthansa – Business Class
5HôtelSheraton Stockholm
6SalonSAS Gold Lounge – Stockholm Arlanda
7SalonAmerican Express Lounge by Pontus – Stockholm Arlanda
8VolStockholm-Bangkok – Thai – Business Class
9SalonThai Royal Silk Lounge – Bangkok Terminal E
10VolBangkok-Sydney – Thai – Business Class
11HôtelSheraton Grand Sydney Hyde Park
12LoungeRex lounge – Sydney Terminal 2
13VolSydney-Brisbane – Virgin Australia – Economy
14HotelW Brisbane
15RestaurantElska – Brisbane
16RestaurantSouthside – Brisbane
17RestaurantSpice Central Kitchen & Bar – Brisbane
18Carnet de voyageBrisbane jour #1 : le cœur de la ville
19Carnet de voyageBrisbane jour #2 : musées et farniente au bord de la rivière
20LoungeVirgin Australia Domestic Lounge – Brisbane
21VolBrisbane-Sydney – Virgin Australia – Economy
22HôtelSydney Harbour Marriott Hotel at Circular Quay
23RestaurantNour – Sydney
24RestaurantMekong – Sydney
25Carnet de voyageSydney jour #1 : l’opéra et ses environs
26Carnet de voyageSydney jour #2 : autour de Hyde Park et du centre ville
27Carnet de voyageSydney jour #3 : culture et distractions autour du port
28SalonSalon Air New Zealand – Sydney
29SalonSalon Silverkris Singapore Airlines – Sydney
30SalonAmerican Express Lounge – Sydney
31VolSydney-Bangkok – Thai – Business Class
32SalonThai Royal Silk Lounge – Bangkok Terminal E
33SalonOman Air lounge – Bangkok Terminal E
34SalonEva Air lounge – Bangkok Terminal F
35SalonMiracle business lounge – Bangkok Terminal F
36SalonTurkish Airlines lounge – Bangkok Terminal D
37SalonSingapore Airlines silverkris lounge – Terminal D
38VolBangkok-Stockholm – Thai – Business Class
39SalonNorrsken Lounge – Stockholm
40VolStockholm-Zurich – Swiss – Business Class
41VolZurich-Paris – Swiss – Business Class
42Carnet de voyageBilan de ce voyage en Australie

Bangkok-Sydney sur Thai en business class

Enregistrement
Embarquement
Cabine : siège
Cabine : propreté
Divertissement en vol
Nourriture : goût
Nourriture : recherche
Nourriture : présentation
Nourriture : choix
Personnel :Service
Personnel : disponibilité, amabilité
Débarquement
Lounges / service et expérience au sol
Ponctualité
Rapport Expérience/prix

Très bien

Un excellent service qui fait oublier une cabine dépassée

Bertrand Duperrin
Bertrand Duperrinhttp://www.duperrin.com
Voyageur compulsif, présent dans la communauté #avgeek française depuis la fin des années 2000 et passionné de (longs) voyage depuis sa jeunesse, Bertrand Duperrin a cofondé Travel Guys avec Olivier Delestre en mars 2015. On peut le retrouver aussi aussi sur http://www.duperrin.com où il parle depuis plus de 10 ans de la transformation digitale des organisations, son métier quand il est au sol.
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