Sans surprise ce vol en cabine La Première sur Air France entre Paris et Singapour a été une excellente expérience avec de plus quelques améliorations significatives depuis mon dernier voyage sur cette ligne.
Inutile de présenter une fois de plus le produit La Première d’Air France, d’autant plus que le récit du vol aller est assez récent. Mais on ne le sait bien, les compagnies offrent en général une meilleure prestation globale au départ de leur base principale qu’au départ de l’étranger, chose que j’ai vérifié à plusieurs reprises dans cette classe de voyage sur Air France. Mais ce voyage a été l’occasion de me rendre compte que des efforts avaient été faits pour réduire cet écart, avec un résultat assez concluant.
Pour mémoire le routing aérien de ce voyage.
Vous trouverez en bas de page le récapitulatif des articles sur ces vacances à Singapour et Bali.
Check-in et parcours au sol
Je m’enregistre en ligne la veille de mon départ et comme à l’aller on me propose un surclassement en première classe à un tarif intéressant que j’ai donc accepté et réglé en miles (j’avais au départ un billet en business class).
Bénéficiant d’un late check-out à mon hotel je rejoins l’aéroport en fin d’après midi mais encore beaucoup trop tôt pour que les comptoirs d’enregistrement soient ouverts.
Mais par rapport à mes expériences précédentes je constate un premier changement : désormais certaines compagnies ont un comptoir d’enregistrement pour les passagers qui arrivent trop tôt et il est situé au Jewel, le centre commercial accolé à l’aéroport. Une très bonne idée car la plupart des vols pour l’Europe sont très tard et peu de passagers peuvent garder leur chambre ne serait-ce que l’après midi.
Et pour les passagers n’ayant pas accès à un salon (et même d’ailleurs pour ceux là aussi), cela permet de flâner au Jewel au lieu de passer tout de suite airside et devoir tuer le temps dans le terminal même si de ce côté Singapour est un aéroport plus qu’agréable.
Après un peu de marche me voici au comptoir Air France.
Faute de file prioritaire vraiment matérialisée je fais la queue et me ressente devant l’agente.
Je lui tends mon passeport, elle le scanne et là son visage change. « Oh You’re first classe ! ». Elle fouille dans ses affaires pour trouver des pochettes et des tags La Première en s’excusant : « ça n’est pas ceux qu’on utilise le plus ». En tout cas il semble que je lui ait donné le sourire et on en rit.
Elle me demande si je désire qu’on vienne me chercher maintenant pour m’accompagner au salon mais je préfère flâner dans le centre commercial et revenir plus tard.
C’est donc parti pour quelques heures à visiter cet endroit que j’aime beaucoup. Un peu pour ses boutiques mais surtout pour son célèbre vortex.
Je finirai par m’installer à une terrasse et prendre quelques bières bien fraiches avec une vue dégagée sur le spectacle (rafraîchissant lui aussi) du vortex.
Je finis par retourner au comptoir afin de rejoindre le salon. La file d’attente s’est encore allongée mais je m’approche du comptoir en laissant bien visible ma pochette rouge pour que l’agente qui remplacé la précédente le remarque. Dès qu’elle lève la tête et le remarque elle cesse séance tenante de procéder aux enregistrements et vient vers moi. Je lui explique que je veux désormais rejoindre le salon et elle prend son téléphone pour appeler sa collègue qui m’escortera.
Nous voici donc partis pour passer airside.
L’immigration, totalement biométrique sera passée en un rien de temps.
Comme à Singapour les contrôles de sécurité sont effectués en porte, on peut directement rejoindre le salon à pied vu qu’il est assez proche.
Par le passé Air France utilisait l’infame salon CIP pour ses passagers première classe mais lors de mon dernier voyage nous étions désormais dans une zone réservé du salon business class de Qantas. Cette fois si c’est au salon Première classe de la compagnie Australienne que j’irai attendre mon vol.
Très bon service et excellent diner même si ça n’est pas le salon La Première de Paris.
Quelques minutes avant le début de l’embarquement mon hôtesse vient me chercher et m’accompagne en buggy à la porte d’embarquement. Elle fera ouvrir une file spécialement pour moi aux contrôles de sécurité pour m’éviter de faire la queue.
Et je peux enfin monter à bord.
La cabine
On retrouve la cabine La Première d’Air France déjà bien connue (je vous renvoie à l’article sur le vol aller pour une présentation plus détaillée).
Le vol et le service
A peine suis-je installé que le commandant de bord vient se présenter à moi. Il m’annonce qu’on va prendre une route un peu inhabituelle en passant par Mascate, Abu Dhabi et le Sinaï mais que cela nous fera gagner 20 minutes.
On prends le temps de papoter et je lui raconte ma récente expérience par la route polaire…Il s’attarde et visiblement ça lui fait plaisir de discuter avec quelqu’un qui s’y connait un peu et à qui il n’a pas à expliquer les règles ETOPS.
L’hôtesse et la cheffe de cabine principale viennent à leur tour se présenter. Là encore on papote et on rigole un peu…ambiance très détendue avec toujours cette relation un peu spéciale qu’on a avec l’équipage quand on est en La Première.
Elle me remettent ma trousse de confort et mon pyjama et me propose un apéritif : je prendrai du champagne qui sera accompagné d’un oshibori chaud.
J’en profite pour lui demander une grande bouteille d’eau gazeuse pour ne pas avoir à lui redemander un verre toutes les 10 minutes.
Finalement on ne sera que deux passagers dans cette cabine pour le vol.
On m’apporte le menu avant le décollage.
Habituellement c’est un chef renommé qui signe la carte au départ de Paris (ici Glenn Viel) mais pour le vol de retour on a un menu « non signé ». Là je remarque qu’Air France a eu l’excellente idée de demander à un chef français de Singapour de signer la carte du vol retour ce qui permet d’avoir des plats compatibles avec un approvisionnement local.
Les plus « avgeek » d’entre vous remarqueront que la bière vient de la brasserie Toga. Je me demande si c’est fait exprès…
On décolle enfin.
Après quelques minutes on vient prendre ma commande. Vu l’heure tardive personne n’a envie de trop trainer avec d’aller se coucher. Et comme j’hésite pour le vin l’hôtesse m’en fera gouter plusieurs….
Ma table est rapidement dressée…
Il y a moins confortable pour diner en vol.
On commence par les amuses bouche : caviar, gambas à la moutarde tandoori Jhinga sauce à la mangue.
J’ai oublié de prendre la photo mais disons que le caviar était purement décoratif contrairement à l’aller. La gambas est fraiche et très gouteuse, le caviar est disposé avec parcimonie sur une St Jacques…Vraiment très bon mais si c’est pour servir du caviar comme cela autant ne pas en servir.
Crème de chou-fleur, crème fraîche, paprika
Très très gouteux et bon, merci le paprika.
Foie gras de canard, pêche et figue rôties, brioche à la truffe
La brioche est un peu sèche et la truffe trop discrète. Le foie gras a beaucoup de gout, ce qui est rare en vol, mais la pêche et la figue doivent un peu aider.
Gambas « comme un dumpling », sauce « retour d’Asie », wok de légumes et champignons Shimeji.
Bien sur servi sous cloche et la sauce est ajoutée dans un second temps.
Un vrai régal, vraiment fin et avec beaucoup de gout.
Ensuite une salade préparée à la demande avec ma propre sélection d’ingrédients : salade verte, magret de canard fumé, radis.
Photo oubliée là aussi. Il est très tard et je tombe vraiment de sommeil. Je zapperai le fromage et terminerai avec un sorbet puis un thé et un whisky.
Je tombe vraiment de sommeil et me rends aux toilettes mettre mon pyjama. A mon retour l’hôtesse est en train de préparer mon lit.
C’est une nouvelle hôtesse qui remplace l’autre partie se reposer et elle est tout aussi sympathique.
J’allume ma télé et fais remarquer que ça doit bien faire 10 ans que je n’ai plus utilisé les écrans en avion ou les télés à l’hôtel car j’ai tout ce que je veux voir sur mon iPad et elle me confirme que c’est le cas pour de plus en plus personnes. C’est quand même fou comme les usages ont changé en une vingtaine d’années : avant la première chose que je regardais étaient les films disponibles en vol ou les chaines de télé disponibles à l’hôtel.
Bref, il est temps d’aller me coucher.
Je dormirai 9h d’une seule traite et me réveillerait peu avant le petit déjeuner.
Effectivement on a pris une route assez originale.
Le service du petit déjeuner commence.
Thé, pain et viennoiserie, fromage blanc, fruits frais, œufs brouillés et saumon fumé, champignons sautés, tomates au poivre noir.
Bon mais l’omelette aurait pu être plus fondante. Un cran en dessous des oeufs que j’ai eu à l’aller.
On me ramène deux oshiboris chauds et il est temps de préparer la cabine pour l’atterrissage. Je vais me changer et à mon retour mon siège a retrouvé sa configuration normale.
Arrivée
Nous nous posons à 5h30 du matin avec un peu d’avance. Alors que nous roulons vers notre point de parking la cheffe de cabine principale vient me saluer et s’enquiert de savoir si j’ai fait un bon vol.
Alors que nous nous arrêtons je vois deux SUV Porsche en bas de l’appareil : logique il y a deux passagers en première.
Mon chaperon me conduit jusqu’au salon où j’attendrais ma correspondance et, pendant le trajet, m’expliquera toutes les améliorations qui ont été apportées au parcours au sol pour les passagers La Première au départ de Paris.
Equipage
Très professionnel et on ne peut plus aimable. J’ai vraiment passé un bon moment avec eux, les interactions ont été détendues, on a pas mal discuté, ri un peu, et ils ont indéniablement contribué à la qualité de ce vol.
Conclusion
Que dire d’autre que La Première c’est un peu la quintessence d’Air France avec, de plus, des améliorations sans cesse apportées sur des détails mais qui à la fin font la différence.
Les articles sur ces vacances à Singapour et Bali
Singapour-Paris sur Air France en cabine La Première : excellent
Siège et cabine
Catering
Service
Ponctualité
Rapport Expérience / Prix
Excellent
Très bonne prestation, excellent équipage, rien à redire



































