Historiquement j’ai toujours été plus que séduit par les classes avant de Garuda Indonesia (business et first) en long courrier, moins en moyens courrier et ce vol ne fera que renforcer mon impression avec même un vague sentiment de régression.
Lors de mon dernier séjour à Bali j’avais emprunté Singapore Airlines pour rejoindre l’Indonésie depuis Singapour. Cette fois ci j’avais donc l’intention d’essayer une autre option et, pourquoi pas, avec une correspondance si cela était vraiment intéressant. Finalement je n’ai rien trouvé de vraiment attirant et les prix pratiqués me convaincront que mon idée de départ, à savoir continuer l’alternance entre Singapore Airlines et Garuda Indonesia, était la bonne.
Pour mémoire, le routing aérien de ces vacances.
Vous trouverez en bas de page le récapitulatif des articles sur ces vacances à Singapour et Bali.
Réservation
J’ai effectué ma réservation quelques mois avant mon départ. Aucune compagnie ne propose de business class à moins de 900 euros l’aller retour. Beaucoup trop cher pour un vol aussi court et donc la voie de la sagesse me fera choisir Garuda pour un billet que je paierai avec mes miles Flying Blue (60 000 miles + 100 euros de taxes).
Check-in et parcours au sol
Je fais mon check-in en lige la veille. Impossible de choisir son siège avant le check-in et vu que le je fais tardivement après être arrivé à Singapour depuis Paris je suis le dernier et me retrouve avec un siège côté allée. Et bien sur impossible de récupérer ma carte d’embarquement en ligne !
Il y a également une taxe d’entrée de 8 euros à payer en ligne ou sur place. Je choisis de payer en ligne pour m’éviter une formalité à la descente de l’avion mais il y a un bug au niveau du paiement. J’abandonnerai après plusieurs tentatives mais ça fonctionnera le lendemain matin.
Reste le visa on arrival qu’on peut désormais demander en ligne. Un délai de traitement de 5 jour est annoncé même si je me doute qu’en temps normal c’est traité instantanément. Mais n’ayant aucune vie de me retrouver dans un double process compliqué avec l’administration indonésienne je me résous à faire la queue pour le faire une fois sur place.
Il y a une vraie volonté de digitaliser l’expérience de voyage en Indonésie mais comme mon expérience l’a souvent prouvé par le passé ça n’est pas toujours au point.
J’arrive à l’aéroport depuis l’hôtel en début de matinée et vais faire enregistrer ma valise et récupérer ma carte d’embarquement. Aucune attente et personnel très agréable.
Je passe les contrôles d’immigration en quelques secondes vu que désormais tout est biométrique.
Je me rends ensuite au salon utilisé par la compagnie pour passer le temps.
Pas génial mais ça a le mérite d’exister.
Je le quitterai bien avant l’embarquement pour plusieurs raisons. Déjà l’endroit n’est pas vraiment folichon, ensuite vu la manière dont est conçu l’aéroport les portes peuvent être éloignées du salon et enfin parce que cet aéroport est un vrai centre commercial où il est agréable de flâner pourvu qu’on aime les boutiques de luxe.
Je me dirige ensuite vers ma porte située tout au bout du terminal que je rejoindrai en 20 minutes de marche (j’aurais aussi pu prendre le skytrain).
Et une fois arrivé la porte est changée et je reviens donc sur mes pas…
Embarquement
A Singapour les contrôles de sécurité se font en porte et sans file prioritaire et je me retrouve quasiment au bout de la queue. Je finis par accéder au salon d’embarquement.
L’avion est là.
Ca se remplit tout doucement.
L’embarquement commence à l’heure et vu que les cartes d’embarquement sont contrôlées après la sécurité il n’y aucune formalité à accomplir avant de monter dans l’appareil.
La cabine
On a une cabine en configuration 2-2 comme c’est le cas en Asie en général sur les business class des mono couloirs, avec des sièges de type recliner.
Plutot joli.
Les commandes du siège sont mécaniques, pas électriques et un peu usées.
La télecommande est un du même acabit
L’espace pour les jambes est très correct au premier rang.
Toujours agréable d’avoir de tels sièges sur un moyen courrier mais une partie du siège commence à faire un peu usé.
Le vol et le service
Pendant l’embarquement on nous distribue un oshibori sur une réglette. Ni chaud ni froid, tissu un peu rêche, pas terrible.
On nous propose une boisson de bienvenue et je prendrai du champagne.
La prise de commande se fait avant le décollage avec une hôtesse qui aura les pires difficultés du monde a expliquer les différentes options en anglais en dépit de la fiche qu’elle a à sa disposition.
Nous partons à l’heure et après avoir traversé quelques turbulences on nous sert le déjeuner. Les plateaux préparés un à un avant d’être servis…à ce rythme les derniers seront servis à l’atterrissage.
J’ai choisi le poulet avec du riz, il y avait aussi la possibilité d’avoir du boeuf ou du riz sauté…à ce qu’il m’a semblé comprendre.
La salade est plutot bonne et le poulet très gouteux même si ça n’est pas de la haute gastronomie. Mais ça prouve à certaines compagnies européennes qu’on peut servir des plats chauds sur des vols de 2h.
Et comme je l’avais prévu…le service des boissons commence alors que je viens de finir le dessert.
Je demande ensuite de l’eau gazeuse…mais ils sont en rupture de stock !
Fin de vol sans histoire.
Arrivée
A peine posés je pique un sprint pour rejoindre l’immigration et éviter de me retrouver dans de longues files d’attentes. Peine perdue : il y a foule et l’attente pour le visa s’annonce longue.
Là un agent me fait signe et me dirige vers un comptoir où un de ses collègues fait les visa on arrival sur internet. Aucune attente, je paie, et l’affaire est réglée en deux minutes.
Je me demande pourquoi tant de monde faisait la queue aux guichets normaux…
Je passe ensuite avec mon passeport aux portes biométriques et je suis dehors en un rien de temps.
Le service
Très attentionné et aimable mais vraiment lent. Je ne pense pas que ça soit la faute du personnel, plutôt celle du protocole.
Conclusion
Un vol pas désagréable surtout vu la courte durée mais pas fantastique non plus. Si j’avais du payer le prix mon commentaire serait surement beaucoup moins bienveillant.


















