Cancun-Istanbul en business class sur Turkish Airlines : très bien

Il est temps de quitter Cancun et me voici prêt à repartir avec Turkish Airlines vers Istanbul puis Goteborg avant de rejoindre Paris. Voici le résumé de ce routing un peu spécial.

Pourquoi tant de détours ? Je l’ai expliqué dans le premier report dédié à ce voyage :

  • Le besoin de scorer un nombre significatif de miles quitte à faire des détours
  • Les tarifs proposés par Turkish Airlines, bien en dessous de la concurrence sur ce vol.
  • Le plaisir de voler avec Turkish Airlines qui est une de mes compagnies favorites.

Voici l’ensemble des articles liés à ce voyage :

Review#TypeArticle
1Hotel Moxy Paris CDG (pas d’article, regardez nos anciens articles sur le Moxy Paris CDG)
2VolParis-Francfort – Lufthansa – Business Class
3VolFrancfort-Goteborg – Lufthansa – Business Class
4VolGoteborg-Istanbul – Turkish Airlines – Business Class
5VolIstanbul-Mexico – Turkish Airlines – Business Class
6VolMexico-Cancun – Turkish Airlines – Business Class
7HôtelRenaissance Cancun Resort and Marina
8HôtelRitz Carlton Cancun
9VolCancun-Istanbul – Turkish Airlines – Business Class
10VolIstanbul-Goteborg – Turkish Airlines – Business Class
11HotelGothia Towers Goteborg
12RestaurantEpoque à Goteborg
13VolGoteborg-Zurich – Swiss – Business Class
14VolZurich-Paris – Swiss – Business Class

Check-In et parcours au sol

Pas moyen de s’enregistrer en ligne sur l’application Turkish Airlines, il me faudra donc passer au comptoir d’enregistrement.

J’ai quitté mon hôtel, le Ritz Carlton Cancun, avec un peu de retard eu égard à la difficulté de trouver une voiture en raison d’une grosse averse qui venait de s’abattre sur la ville, entrainant un recours massif des gens aux taxis et VTC.

Les choses ne s’arrangent pas en route et nous tombons dans un embouteillage aussi massif qu’inexplicable en approchant de l’aéroport. J’en découvrirai la cause 20 minutes plus tard.

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Quelques mètres plus loin une voiture sera encastrée sous la rambarde de sécurité. Certainement une conséquence de la grosse averse dont je parlais. Dans mon sens de circulation le ralentissement n’était dû qu’aux curieux qui ralentissaient à hauteur de l’accident

Mon chauffeur me dépose enfin à l’aéroport et il me reste quand même un peu de marge, je suis loin d’être en retard.

Cancun est une destination populaire dans tous les sens du termes et accueille une foule de touristes nord-américains qu’une armée de low costs achemine quotidiennement. Concrètement parlant dans l’aéroport cela donne ça :

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Moins de monde ou des files d’attentes mieux gérées du côté des compagnies traditionnelles, a fortiori lorsqu’on a accès aux files prioritaires. Peu de monde devant moi dans la file business chez Turkish Airlines.

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5 minutes plus tard je suis enregistré et je peux me rendre airside.

Alors qu’aucun document sanitaire n’est exigé pour rentrer au Mexique il fallait, en tout cas à cette époque, en remplir un pour en partir ou même faire un vol intérieur.

Gros attroupement avant le passage des contrôles de sécurité où tout le monde scanne le QR code pour remplir le document en ligne.

Oui mais le site ne fonctionne pas. Le wifi rame comme ça n’est pas permis et les passagers s’inquiètent de peur de rater leur vol. Une certaine tension s’installe.

Pas question de lâcher une fortune en roaming pour remplir ce formulaire donc je sors mon Solis Skyroam afin d’utiliser mon « wifi personnel ». Le résultat n’est pas meilleur. La tension monte.

Finalement le personnel finira par distribuer des formulaires papier et là ça sera la guerre pour trouver un stylo et un endroit où s’installer pour le remplir. Le problème n’était pas le wifi mais le site gouvernemental.

En ce qui me concerne cela m’a fait perdre 40 minutes. Heureusement que j’avais de la marge mais je vois de nombreux passagers en stress autour de moi.

Pas de file prioritaire pour les contrôles de sécurité…je prends mon mal en patience et après une certaine attente je passe les contrôles assez rapidement. Idem pour les contrôles de police. Je suis enfin airside, dans le duty free que je traverserai au pas de charge.

Direction le lounge. Je me dis que malgré tout cela j’aurai peut être le temps de boire un verre.

Pas de salon Turkish Airlines ou d’une compagnie Star Alliance donc les passagers de la compagnie turque (et de nombreuses autres) vont au salon The Lounge qu’Olivier vous a déjà présenté.

Le salon est plein comme un œuf et, COVID oblige, il n’y a pas de buffet mais des plats en démonstration qu’il faut commander puis attendre qu’on nous les apporte.

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Très encombré, le salon n’est pas agréable, je n’ai pas beaucoup de temps et je trouve le personnel assez désagréable. Bref je ressors aussi sec et file en porte d’embarquement. Juste à côté il y avait un salon Priority Pass qui avait l’air beaucoup moins rempli et auquel j’étais éligible puisque détenteur de la carte en question. Mais j’ai fait le mauvais choix et là je n’ai plus le temps.

Direction la porte d’embarquement.

Notre B787 en provenance de Mexico est là et nous attend.

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Il y a de l’espace et tout le monde s’assied patiemment pour attendre le début de l’embarquement.

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On nous annonce enfin que l’embarquement va commencer et qu’on peut se rapprocher des contrôles.

L’embarquement

Nous sommes peu en file prioritaire mais même la file « normale » ne m’a pas l’air très garnie.

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Je suppose que soit l’avion n’est pas plein soit qu’il a fait le plein de passagers à Mexico.

Confirmation en rentrant dans l’appareil : la classe éco me semble bien remplie, au contraire de la business ou ne se trouvent que deux passagers. Mais elle sera pleine au moment de partir.

Casque et chaussons sont déjà en place et nous attendent.

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La cabine business du B787 Turkish Airlines

Sans surprise c’est exactement la même qu’à l’aller avec son nouveau siège davantage aux standards du marché que l’ancien et que l’on connait déjà car il équipe les B787 « régionaux » de Singapore Airlines.

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Par contre par rapport à l’aller mon siège est côté allée, moins isolé que le côté hublot que j’avais eu.

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Mais niveau « privacy » ça reste très convenable.

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Toutes les commandes sont tactiles.

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La tablette est de grande taille et se déploie à la pression d’un bouton.

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Très confortable en position relax, les grand gabarits se plaindront du manque de profondeur en version allongée.

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On nous distribue les menus et nous sert une boisson de bienvenue.

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Plus surprenant, la prise des commandes sera faite avant le départ. Compréhensible pour un vol tardif mais surprenant alors qu’il n’est pas 3h de l’après midi.

Cela fait plaisir de revoir le « chef » Turkish Airlines de retour en cabine après la pandémie.

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L’amenity kit vient toujours de chez Versacce. Si les produits sont de qualité je ne suis toujours pas fan des couleurs.

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Ca y est, nous sommes prêts pour décoller.

Le vol et le service

On nous diffuse les consignes de sécurité.

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A côté de nous un Westjet se prépare à repartir vers le Canada.

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Dans 11h30 nous serons à destination, plus court que les 14h30 de l’aller entre Istanbul et Mexico auxquelles ils faut ajouter les 2h30 du Mexico-Cancun.

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Après le décollage on dit au revoir à Cancun et sa zone hôtelière.

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On nous apporte un oshibori tiède et la table est dressée.

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Pour l’apéritif ça sera une coupe de champagne. Taittinger Brut Reserve.

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J’en profite pour vous partager le menu qu’on nous avait distribué au sol.

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Le service peut commencer.

Les entrées sont toujours amenées sur un chariot mais, effet COVID sans doute, on n’a plus une sorte de buffet à partir duquel on peut faire composer une assiette à la carte.

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La salade César aux crevettes ne ressemble pas du tout à une salade César mais c’est bon. Enfin, surtout les crevettes qui sont délicieuses.

Elle est accompagnée d’une soupe de courgette très honnête.

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En plat j’ai pris le filet de bœuf, ce qui en avion représente toujours un risque par rapport à la cuisson.

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Et bien la viande sera quasi parfaite (pour de l’aérien cela s’entend). Ni dure ni chewing gum, assez fondante. J’apprécie de voir la sauce nappée sur la viande là où une autre compagnie que je ne citerai pas aurait servi la viande dans une assiette creuse où elle baignerait dans sa sauce.

Puis voici les dessert qui arrivent avec le fromage.

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Là on a le choix donc j’ai pris tous les desserts de la carte. Le gateau au chocolat sera chaud et fondant.

Comme à l’aller le service ne chôme pas et rien ne traine. Tout ce qui est fini est prestement débarrassé. Par contre je ferai le même reproche : aucun service de vin ni de boissons proactif, il faut vraiment demander ses verres sinon on ne vous propose rien. Par contre lorsque vous demandez c’est servi très rapidement et en grande quantité.

Un nouvel oshibori est distribué avant le service du café.

Je terminerai avec un thé et un armagnac.

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Il fait vraiment chaud dans la cabine et je mets la ventilation au maximum.

Un petit tour aux toilettes avant d’aller dormir. Elles sont propres.

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Des produits de toilette sont disponibles et il y règne une odeur agréable.

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Je mets mon siège en position lit et m’endors très rapidement.

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La cabine est rallumée alors qu’on survole les Pays-Bas, 2h20 avant l’arrivée. Bizarrement j’ai moins été gêné par la largeur et la profondeur du siège qu’à l’aller.

On nous distribue un nouvel oshibori et un jus d’orange.

Le pain et les viennoiseries sont chaudes mais pas ramollies. Le reste est frai et pas mauvais du tout.

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Sur Turkish Airlines le service du petit déjeuner s’effectue en deux services. Pour le « plat principal » je prendrai les oeuf brouillés qui seront délicieux.

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C’est copieux et parfaitement cuit. D’autres pourraient s’en inspirer.

Le service

Toujours aussi pro et efficace sur Turkish Airlines, rien à redire.

Je ferai juste mon reproche habituel mais qui s’adresse plus au protocole qu’à l’équipage. Il est dommage qu’on ne vienne pas spontanément nous proposer des boissons en dehors de l’apéritif et qu’il faille à chaque fois interpeler un membre d’équipage. Mais par contre les commande sont services en un temps record.

Sinon tout était parfait.

Atterrissage et arrivée à Istanbul

Le sol apparait progressivement sous nos yeux. Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de la banlieue d’Istanbul tant l’aéroport est éloigné de la ville.

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Après un très très long roulage (comme toujours ici vu les distances entre les pistes et le terminal) on entrevoit la tour de contrôle caractéristique de cet aéroport.

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On dépasse un Singapore Airlines avant d’arriver au parking.
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On débarque sans encombre et je prend la route du salon pour attendre mon vol vers Goteborg non sans dire au revoir à mon oiseau du jour.

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Il faudra repasser les contrôles de sécurité sur le chemin mais cela se passera de manière tellement fluide que cela reste anecdotique.

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Conclusion

Excellent service, bon catering, vol confortable. Encore un excellent vol sur Turkish Airlines.

Cancun-Istanbul en business class sur Turkish Airlines

Enregistrement
Embarquement
Cabine : siège
Cabine : propreté
Divertissement en vol
Nourriture : goût
Nourriture : recherche
Nourriture : présentation
Nourriture : choix
Personnel :Service
Personnel : disponibilité, amabilité
Débarquement
Lounges / service et expérience au sol
Ponctualité
Rapport Expérience/prix

Très bon

Très bon catering, cabine et vol confortable, équipage pro, dommage qu'il faille à chaque fois réclamer pour boire quelque chose.

Bertrand Duperrin
Bertrand Duperrinhttp://www.duperrin.com
Voyageur compulsif, présent dans la communauté #avgeek française depuis la fin des années 2000 et passionné de (longs) voyage depuis sa jeunesse, Bertrand Duperrin a cofondé Travel Guys avec Olivier Delestre en mars 2015. On peut le retrouver aussi aussi sur http://www.duperrin.com où il parle depuis plus de 10 ans de la transformation digitale des organisations, son métier quand il est au sol.
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