Review : Turkish Airlines Business Class entre Stockholm et Istanbul sur A321

Devant me rendre à Phuket pour un mariage en février dernier j’avais évalué diverses options. Au départ de Paris pas de solution satisfaisante en éco avec un prix en adéquation avec le service proposé et en business c’était tout simplement hors de prix. J’ai finalement trouvé un vol au départ de Stockholm sur Turkish Airlines en business avec un billet a 1200 euros : quelques centaines d’euros plus cher que ce que me proposait Air France au départ de Paris en éco et moins de moitié prix par rapport à la business.

Cela valait donc la peine de rajouter le déplacement pour la Suède, j’en sortais largement gagnant et je pouvais enfin tester la business de Turkish Airlines que je n’avais jusqu’ici prise que sur un tout petit vol intérieur entre Istanbul et Izmir (opéré en 777 ceci dit). Le retour s’effectuera par Goteborg et pas par Stockholm. Pourquoi ? Vous le découvrirez dans le reportage du vol concerné !

Enregistrement et parcours au sol à Stockholm

Ayant passé la nuit à Stockholm au Sheraton (expérience bof), j’ai pris l’Arlanda Express qui relie la gare à l’aéroport en 18 minutes à 200 km/h dans le plus grand confort.

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Rien qu’après cette expérience je me dis que le retour à Roissy une semaine plus tard sera dur, très dur.

Arrivé à Stockholm Arlanda je vais récupérer ma carte d’embarquement au comptoir car je n’avais pas eu la possibilité d’obtenir sur mobile celle de mon vol vers Istanbul contrairement à celle du Istanbul-Phuket. Un soucis récurrent pour moi chez Turkish.

Je passe très rapidement les contrôles de sécurité, à la fois sérieux et opérés avec une bonhomie tout suèdoise. Appréciable. Pour les contrôles de police on attendra, on les passe plus loin à l’entrée de la zone « non Schengen » terminal.

Après avoir un peu cherché je trouve le chemin du salon SAS Gold. J’étais peut être mal réveillé mais je n’ai pas l’impression qu’il était très bien signalé. Un salon SAS Gold très agréable mais décevant en termes de restauration.

Une vingtaine de minutes avant l’embarquement je quitte le salon, histoire de jeter un oeil à ce Terminal 5 que je découvre (je n’y ai jeté qu’un vague coup d’oeil la veille en arrivant de Francfort) vu que lors de mes précédents séjours dans la capitale suédoise je fréquentais le terminal 2 ou officie Air France.

Logiquement on a un terminal à taille humaine, pas vraiment d’un esthétisme fou, mais très vivant. Boutiques, bars restaurants…tout cela forcément à l’échelle de l’aéroport mais cela me laisse une impression très agréable.

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Direction les contrôles de police afin de passer en zone non Schengen.

Parlant de l’esthétisme de l’endroit, une fois quitté la zone commerciale, après la chaleur du salon et la bonhomie des contrôles, on découvre une autre facette de la culture locale : la frugalité.

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2 minutes plus tard je suis de l’autre côté.

Embarquement à Stockholm

Me voici dans la zone où se trouvent les quelques portes non-Schengen, disposées autour d’une sorte de zone d’attente centrale déjà bien remplie.

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L’accès à la porte proprement dite n’est pas encore ouvert. On attend le personnel de Turkish Airlines. Ici un premier contrôle des cartes d’embarquement a lieu avant d’accéder à la zone d’attente propre à la porte.

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Ca y est la porte ouvre et une queue se forme rapidement. Pas de file prioritaire ni de respect des priorités ici : premier arrivé, premier servi. S’en suit une petite pagaille quand tout le monde se rue en même temps vers la porte.

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Me voici dans la salle d’attente. L’avion n’est pas encore là. Il arrivera a 10h47 pour un départ à 10h55…ça va être juste.

Ca se remplit bien.

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Notre Airbus A321 arrive en porte.

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C’est sympa, j’aurai tout le loisir d’observer les opérations de déchargement et chargement. Ca occupe car le terminal est triste et sans intérêt.

L’embarquement approche, il débutera finalement à 11H22 sans qu’aucune annonce préalable n’ait été faite.

Ici par contre les files sont bien marquées et les priorités respectées.

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Ca y est c’est bon on embarque. Je suis second dans la file et donc à découvrir la cabine !

Peu après m’être installé on m’apporte une boisson de bienvenue, toujours non alcoolisée pendant l’embarquement chez Turkish, puis des noisettes un peu sèches seront servies….une fois que le verre est presque fini.

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On nous apporte le menu auquel on s’intéressera plus tard.

La cabine business est pleine. On est enfin prêts à partir.

La cabine Business de l’A321 de Turkish Airlines

La cabine éco de cet A321 Turkish Airlines je la connais bien pour l’avoir empruntée à maintes reprises cette année, par exemple entre Paris et Istanbul. Après m’être contenté de la traverser voilà donc que je vais enfin vraiment expérimenter la cabine business.

A l’inverse des autres compagnies européennes et à l’instar de nombreuses compagnies asiatiques et nord américaines, Turkish Airlines utilise pour sa cabine business court/moyen courrier un siège spécifique là où les autres utilisent le même siège qu’en éco et ne se différencient que par la prestation.

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On a donc une cabine en configuration 2-2 (au lieu de 3-3 en éco) avec des sièges « recliners » larges et confortables, à l’aspect plutôt flatteur.

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L’espace pour les jambes est plus que confortable.

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Aucun problème pour allonger ou croiser les jambes.

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Pas de promiscuité génante avec son voisin.

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Les commandes du siège sont bien sur mécaniques.

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Le système de divertissement en vol se déplie depuis l’accoudoir.

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L’offre est plus que correcte en quantité, correcte en qualité. Par contre l’interface est toujours aussi pénible et peu réactive, un problème récurrent chez Turkish, qui rend le système peu agréable à utiliser. De toute manière mon iPad est plein de films et de séries, ce qui règle la question.

Le vol et le service Turkish Airlines Business Class

L’avion se met en route et roule vers la piste. On nous diffuse les consignes de sécurité et, enfin, un film plus conventionnel a remplacé les fameuses consignes « Lego 2 » qui commençaient à me taper sur les nerfs.

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Le personnel presse les passagers pour ranger les sacs et récupérer les manteaux pour les mettre au vestiaire de manière un peu brutale. Je trouve dommage que les vêtements n’aient pas été mis au vestiaire pendant l’embarquement au lieu de le faire de manière brusque pendant le roulage.

On décolle enfin. Les premières minutes du vol sont assez chahutées puis cela se calme.

Le personnel passe nous distribuer les casques audio…sans grand succès. Près de la moitié des passagers ont sorti leur iPad et s’en servent comme système de divertissement en vol personnel.

On nous distribue ensuite un oshibori.

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Il sera plus tiède de chaud et plutôt sec. Pas vraiment agréable.

Le personnel passe et nous demande ce qu’on désire boire avec le repas en nous appelant par notre nom. Ils avaient largement le temps de faire une passe d’apéritif avant. Bref.

Voici donc le menu.

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On nous apporte un plateau avec entrée, salade, fromage et dessert.

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La présentation est tout à fait correcte.

L’huile de l’aubergine a un peu coulé sur l’assiette du mezze.

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C’est bon et fin, surtout la feuille de vigne. La salade que je prends en même temps est fraiche et gouteuse.

On nous apporte les plats. Le service est fait au charriot et aussi loin que je me souvienne, je n’ai pas le souvenir d’une autre compagnie en Europe qui pratique un service en deux passes sur un repas business en moyen courrier.

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Les plats sont présentés ouverts dans leur barquette en aluminium. Ca n’est peut être pas du meilleur effet mais ça permet de choisir son plat en connaissance de cause et pas à l’aveugle comme cela se passe souvent.

Je choisirai les boulettes de viande. Au moins ils n’ont pas pris de risques sur le menu : proposer des boulettes sur un vol entre la Suède et la Turquie c’est la garantie de ne décevoir personne.

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C’est bien présenté et c’est plein de goût ! Je me suis régalé.

Le dessert (Panna Cotta à la mangue) glissera tout seul. Fromage correct, sans plus.

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On terminera avec un thé et un cognac.

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Un peu radin sur la dose de cognac. Par contre le service au charriot c’est quand même autre chose !

Je bricole un système pour faire tenir mon iPad face à moi…et terminerai le vol ainsi.

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Comme toujours sur Turkish, le personnel est omniprésent et très actif de l’embarquement à la fin du service…mais disparait d’un seul coup ensuite pour ne réapparaitre qu’à la fin du vol.

Il réapparaitra 30 min avant l’atterrissage pour préparer la cabine.

L’équipage Turkish Airlines

Attitude et service irréprochable comme le plus souvent sur Turkish Airlines. je regrettera juste la collecte des vêtements précipitée pendant le roulage et la disparition du personnel une fois le service terminé.

Arrivée et débarquement à Istanbul

Atterrissage sans histoire et comme toujours à Istanbul un temps de roulage considérable pour rejoindre le terminal. Après le débarquement je reste en zone internationale et rejoins directement le salon – là encore au prix d’une longue marche dans cet immense terminal – le temps de ma correspondance pour Phuket.

Mon avis sur la business de Turkish Airlines

Un très très bon vol, notamment quand on compare le produit business moyen courrier de Turkish Airlines par rapport aux autres compagnies européennes, le jour et la nuit.

Pour mémoire mon routing :

Turkish Airlines Business Class entre Stockholm et Istanbul

Enregistrement
Embarquement
Cabine : siège
Cabine : propreté
Divertissement en vol
Nourriture : goût
Nourriture : recherche
Nourriture : présentation
Nourriture : choix
Personnel :Service
Personnel : disponibilité, amabilité
Débarquement
Lounges / service et expérience au sol
Ponctualité
Rapport Expérience/prix

Un très bon vol

Un siège très confortable pour une business moyen courrier en Europe (le meilleur ?) et un excellent service.

Bertrand Duperrin
Bertrand Duperrinhttp://www.duperrin.com
Voyageur compulsif, présent dans la communauté #avgeek française depuis la fin des années 2000 et passionné de (longs) voyage depuis sa jeunesse, Bertrand Duperrin a cofondé Travel Guys avec Olivier Delestre en mars 2015. On peut le retrouver aussi aussi sur http://www.duperrin.com où il parle depuis plus de 10 ans de la transformation digitale des organisations, son métier quand il est au sol.
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