Le business des plateaux repas d’avions cartonne au sol !

Aussi loin qu’on se souvienne on n’a jamais vu personne s’extasier devant un plateau repas servis en avion. Oscillant au mieux entre « pas mauvais » et « bon » et rarement affolant par ses quantités, le plateau repas n’est en général pas la première chose que l’on regrette lorsqu’on ne peut plus voyager.

Mais aussi bizarre que cela puisse paraître et alors que la pandémie continue de réduire le trafic passagers à sa plus simple expression ces fameux plateaux repas trouvent de nouveaux débouchés au sol avec des clients désireux de retrouver une expérience dont ils sont privés depuis trop longtemps.

Les plats de votre compagnie aérienne favorite disponibles au supermarché !

A partir du 15 avril les thailandais pourront trouver des plats signés Thaï Airways dans les supermarchés à travers le pays avec notamment du poulet biryani ou du porc au crevettes.

Mais la compagnie thailandaise n’est pas la première à se lancer sur ce créneau. Avant elle c’est Finnair qui a proposé une sélection de plats de sa carte business en vente dans la grande distribution. On y retrouve notamment les plats « signature » les plus appréciés, mêlant cuisines japonaises et nordiques.

Pas de vente en grande distribution pour Cathay Pacific mais des ventes de plats à prix discount pour les gens travaillant à l’aéroport de Hong Kong !

Quand à Qantas elle s’est contentée de vendre son stock de bouteilles de vin et de mignonettes.

Les fournisseurs des compagnies recherchent de nouveaux débouchés

Lorsque les compagnies aériennes ne le font pas elles-mêmes ce sont leurs fournisseurs qui se lancent.

Ainsi Aerofood ACS, l’entreprise qui fournit Garuda, a commencé à vendre ses plats directement au grand public, faute de débouchés auprès des compagnies ! Quant à Gate Gourmet qui fournit Qantas et 21 autres compagnies à Sydney, Melbourne et Brisbane, elle a commencé à vendre aux particuliers en click and collect, directement à la sortie de ses usines. A $2 le plat, succès garanti.

GNS Nuts qui fournit American Airlines en cacahuètes s’est elle retrouvée avec 50 000 livres (22 tonnes) de sachets invendus et a commencé à les vendre en ligne.

Quand les compagnies aériennes se lancent dans la restauration

Mais ça n’est pas tout, certaines compagnies on ouvert des resturants plus ou moins éphémères.

Thaï, encore elle, opérait déjà un restaurant à l’aéroport de Phuket et s’est rendue compte qu’il existait un vrai marché. Elle a donc ouvert, en pleine pandémie, un restaurant au second étage de son siège social à Bangkok où l’on sert une sélection des meilleurs plats de la carte…et aux même coût. Comptez donc entre $3 et $5 par plat.

A la recherche de nouveaux revenus mais pas seulement

Beaucoup peuvent se questionner sur le pourquoi d’un tel mouvement. Faire plaisir aux nostalgiques, rester au contact du client…oui. Mais cela n’explique pas tout.

On a bien compris que les compagnies se sont retrouvées avec d’énormes stocks qu’il a fallu écouler. D’ailleurs on a vu certaines vendre des pyjamas, crèmes pour le visage et les mains, trousses de confort… Mais pourquoi avoir continué une fois les stocks écoulés ?

Tous les pays ne sont pas aussi généreux que la France en termes d’aide aux entreprise et de chômage partiel aussi il a fallu continuer à trouver de nouvelles sources de revenu. Il fallait aussi maintenir les outils de production en activité, même réduite, car tout arrêter et redémarrer ensuite aurait eu un cout astronomique et pris beaucoup de temps. Enfin il s’agissait de garder des salariés actifs simplement pour préserver un savoir faire et ne pas avoir à réembaucher des gens à former en partant de zéro.

La question qui se pose est de savoir si, vu leur succès (dont on attend confirmation) certaines initiatives vont perdurer une fois une fois la crise terminée.

Ah, j’allais oublier un détail. Effectivement les prix imbattables proposés ont certainement créé un marché, ce dont les professionnels de l’alimentation grand public ne risquent pas de se réjouir : habitués qu’ils sont à des marges plus confortables, ça n’est pas le genre de concurrence qu’ils vont apprécier. Mais maintenant que les passagers connaissent le vrai prix des plats qu’on leur sert, vont ils accepter de payer du « buy on board » au prix qu’on leur propose, vont il trouver que la suppression des prestations gratuites n’est pas faite pour mieux les servir mais faire des économies de bout de chandelle….

En Octobre Singapore Airlines avait ouvert un restaurant éphémère à bord d’un A380 !

Image : repas en avion de  g_dasha via Shutterstock

Bertrand Duperrinhttp://www.duperrin.com
Voyageur compulsif, présent dans la communauté #avgeek française depuis la fin des années 2000 et passionné de (longs) voyage depuis sa jeunesse, Bertrand Duperrin a confondé Travel Guys avec Olivier Delestre en mars 2015. On peut le retrouver aussi aussi sur http://www.duperrin.com où il parle depuis plus de 10 ans de la transformation digitale des organisations, son métier quand il est au sol.
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