6 manières bêtes de perdre son job quand on travaille dans l’aérien

Perdre son travail cela arrive à tout le monde, que l’on soit mis à la porte ou qu’on se mette soi-même sur un siège éjectable.

Mais il y a des manières plus stupides que d’autres et des choses largement évitables.

Exemples au travers de trois situations récente dans le monde de l’aérien.

Le PDG qui importe une Harley Davidson en fraude dans un avion

Lorsque Garuda Indonesia a pris possession d’un A330-990 Neo flambant neuf le mois dernier, l’avion était supposé être vide de tout chargement mais les douanes ont eu la surprise d’y trouver 15 caisses en cargo, l’une d’entre elle contenant une Harley Davidson.

La moto était destinée au PDG de Garuda Indonesia I Gusti Ngurah Askhara Danadiput qui l’avait fait acheter en 2018 puis payer par le compte personnel du directeur financier de Garuda à Amsterdam avant de profiter de ce vol de convoyage pour la faire acheminer illégalement en Indonésie afin d’éviter de payer les taxes très importantes en Indonésie.

Le dit PDG a été depuis lors viré et les officiels de la compagnie ayant prétendu que la moto ainsi que d’autres produits ainsi ramenés illégalement (sans qu’on sache à qui ils étaient destinés) risquent des poursuites pour faux témoignages.

Hôtesse licenciée pour avoir volé du lait dans un vol

C’est ce qui est arrivé à  Ida Gomez Llanos, hôtesse chez Delta, à qui la compagnie reproche de s’être servie dans les stocks de lait d’un vol pour son usage personnel.

L’hôtesse est une “senior” de la compagnie puisque qu’elle travaille pour Delta depuis 1962 (57 ans d’ancienneté) et elle ne l’entend pas de cette oreille. A 79 ans (on parle de l’âge de la retraite) sa version est tout autre : son ancienneté lui confère un salaire de $250,000 annuels et la compagnie essayerait depuis des années d’inventer des fautes pour se séparer d’elle.

Elle a porté plainte.

L’avenir nous dira si c’est une faute stupide ou une pratique scandaleuse de la part de la compagnie.

Viré pour vouloir rendre sa compagnie rentable

Décidément on ne rigole pas en Indonésie et chez Garuda qui avant de licencier son dernier PDG avait également renvoyé son prédécesseur et 6 des 8 membres de son conseil d’administration pour des motifs plus que surprenants.

Alors que la compagnie est de longue date en difficulté financière et que la direction s’était lancée dans un programme de réduction des coûts et de sa flotte, le gouvernement ne l’entendait pas de cette oreille et a jugé que le management faisait fausse route !

De l’avis même du nouveau PDG (le fan d’Harley Davidson) :

“Les dirigeants doivent faire face aux turbulences économiques, à commencer par la dépréciation de la roupie et la hausse des prix du carburant. Le principal objectif de la nouvelle direction est … l’augmentation du bonheur des employés. Parce que rendre les employés heureux améliorera le service à la clientèle.”

Au revoir rigueur, réduction des coûts et retour à la rentabilité, bonjour le bonheur au travail, priorité de la nouvelle direction.

Comme quoi la moto ne fait pas le bonheur.

Promettre de démissionner suite à référendum que personne n’avait demandé

Diriger une compagnie aérienne est compliqué, surtout lorsqu’il faut réformer. Pour cela l’allié des dirigeants est le temps : temps pour réformer, temps pour que les résultats s’en ressentent. Ce dont une compagnie a besoin est de stabilité.

Qu’à cela ne tienne. Alors PDG d’Air France-KLM Jean-Marc Janaillac a organisé un référendum que personne ne lui demandait en promettant de démissionner si le vote ne lui était pas favorable. Résultat des courses : aussitôt arrivé, aussitôt parti, et remplacé par Ben Smith à qui on souhaite plein de réussite et plus de vista.

Viré pour avoir invité une starlette dans le cockpit

Un commandant de bord de la compagnie intérieure mexicaine Magnicharters a été licencié en 2014 pour avoir laissé une starlette de la télévision locale, une dénomée Esmeralda Ugalde, rentrer dans le cockpit et fait des photos, visiblement en vol qu’elle a partagé sur Twitter.

Double bêtise donc : contrevenir aux règles de sécurité et laisser les preuves devenir publiques. Tout cela pour une starlette qui vu d’ici est tout aussi inconnue que la compagnie en question.

Même punition il y a quelques mois en Chine pour un pilote de Air Guilin qui avait laissé laissé rentrer une passagère dans le cockpit pendant un vol commercial.

Licencié pour excès de prudence

En 2004, Le commandant de bord Peter Thys, pilote sur Fly Air a décidé de revenir poser son appareil à Orly pour motifs de sécurité après avoir identifié un problème électrique.

Réaction de la compagnie : c’est mauvais pour les finances de la compagnie. Il sera licencié aussi sec.

Même motifs même punition en 2013 pour un pilote Ryanair qui avait critiqué la sécurité de la compagnie.

Dans ces deux cas nous ne critiquons pas la bêtise du pilote mais celle, bien sûr, des compagnies

Photo : Viré de son job de Sergey Nivens via Shutterstock

Bertrand Duperrinhttp://www.duperrin.com
Voyageur compulsif, présent dans la communauté #avgeek française depuis la fin des années 2000 et passionné de (longs) voyage depuis sa jeunesse, Bertrand Duperrin a confondé Travel Guys avec Olivier Delestre en mars 2015. On peut le retrouver aussi aussi sur http://www.duperrin.com où il parle depuis plus de 10 ans de la transformation digitale des organisations, son métier quand il est au sol.
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