On parlait hier des grandes tendances dans l’expérience client en distribution hôtelière et de  l’importance que le secteur donnait aux interfaces vocales. Sans surprise l’aérien va dans le même sens et Air France va proposer un certain nombre de services à ses clients via l’assistant vocal Alexa d’Amazon.

Il sera donc possible à un client de demander l’horaire d’un vol, des informations quant à l’embarquement ou des services à bord.

Quelques exemples de choses que le client pourra ainsi demander à son assistant :

« Alexa, demande à Air France le statut de mon vol pour Tokyo », « Alexa, demande à Air France à quelle heure décolle le vol AF008 », « Alexa, demande à Air France de quel terminal part le vol AF1234 » ou bien « Alexa, demande à Air France s’il y a le Wi-Fi sur le vol AF348 »

 

« Air France, de quelle porte part mon vol » ?

Pour bénéficier de cette fonctionnalité il faudra :

1.    Sélectionner une Skill, en accédant au Alexa Skills store directement depuis l’application Alexa ou sur www.amazon.fr/skills.
2.    Activer la Skill. Cliquer sur « Activer » ou demander : « Alexa, ouvre Air France ».
3.    Utiliser la Skill. Pour utiliser la Skill, il suffit de poser une question.

Air France rejoint donc, entre autres, Ryanair, Transavia, Air Canada, United Airlines, Korean Air, et Air New Zealand déjà présentes sur Alexa.

Chez TravelGuys on regarde le sujet avec intérêt mais sans empressement. Il est évident que demain les interfaces en langage naturel (voix et texte) vont supporter l’essentiel de nos interactions avec les compagnies aériennes, les hôteliers, les aéroports… pour autant aujourd’hui ces services qui ne permettent que d’avoir des informations sont un « nice to have » sympathique mais dont on ne pense pas qu’ils vont transformer l’expérience client.

Les assistants vocaux : pas encore une révolution

Demain lorsque l’intégralité du processus de réservation ou de réclamation pourra être fait vocalement ou lorsqu’on pourra s’enregistrer vocalement oui, on aura passé un cap. Pour l’instant les compagnies ne peuvent pas ne pas y aller, c’est une manière de prendre date et d’afficher un peu de modernité sans qu’il faille en attendre grand chose. Mais la limite réside davantage aujourd’hui dans les capacités d’un Amazon Alexa ou d’un Google Home que dans la créativité des directions marketing ou la capacité des compagnies à développer des services tirant le meilleur de ces assistants.