Depuis quelques semaines, les groupes de fanatiques d’aviation et les forums spécialisés bruissent de cette nouvelle : Flying Blue crée un quatrième statut au dessus du statut Platinum.

La nouvelle matrice des statuts Air France, complexifiée suite à l’émergence du statut Ultimate

Ce statut, prétentieusement nommé « Ultimate » est donc réservé à une certaine élite chez Air France. Et contrairement au Club 2000, si controversé car attribué de manière totalement discrétionnaire selon des critères d’influence qui appartiennent désormais au passé, les attributaires sont réellement les meilleurs clients d’Air France.

Des bénéfices bien maigres

Ce statut Ultimate demeure bien mystérieux, et les bénéfices non encore annoncés. Cependant, au vu des différents posts sur les forums, les bénéfices sont les suivants :

  • Un assistant personnel et nommé, capable de gérer tous les besoins autour du voyage aérien : Il s’agit là d’un bénéfice bien connu des plus fidèles clients des chaînes hôtelières, le concierge personnel. Si cela est bien agréable, le bénéfice réel reste mince, sauf sûrement en cas d’irrégularité. Mais encore trop peu d’informations disponibles pour voir le réel bénéfice ;
  • Un accès au salon jusqu’à 9 invités : C’est là le bénéfice le plus coûteux, mais aussi le plus utile pour un chef de famille qui voyage avec ses enfants. il pourra faire entrer toute sa famille au salon, quelle que soit sa taille, si celle-ci est sur le même dossier de réservation. Un casse-tête à venir en période de vacances scolaires pour sûr. Et, en toute franchise, ce bénéfice était accordé de manière discrétionnaire aux membres Platinum qui voyageaient avec une famille de taille « raisonnable » ;
  • Un service au sol amélioré : Ce bénéfice, testé lors de la phase pilote qui a eu lieu en 2016, reste encore à confirmer et ne nous l’a pas été par nos informateurs internes chez Air France.

Bien maigre donc. Et surtout, une relation attentionnée qui risque d’être fortement dégradée pour les membres Platinum du programme Flying Blue.

Des critères de qualification incroyablement élevés

C’est là que l’extraordinaire intervient. Au vu de la faiblesse des bénéfices apportés par le programme, l’on pourrait s’attendre à des critères de qualification atteignables… Que nenni !

Il faut, tenez-vous bien, accumuler 370 000 miles (et non 360 000, comme annoncé un peu partout) qualifiants en deux ans, uniquement sur Air France ou KLM. Les compagnies de l’alliance SkyTeam sont exclues du solde.

Ainsi, et c’est clairement le but affiché d’après nos interlocuteurs commerciaux chez Air France, seuls 1000 clients sont éligibles à ce statut en France. Ce chiffre correspondrait à environ de 10% de la clientèle Platinum sur la même zone géographique.

Chez TravelGuys, malgré nos voyages fréquents et nombreux en classe avant, ni Bertrand ni moi n’avons pu atteindre ce statut. Et ce, malgré quasiment 400 000 miles statut cumulés en 2015 et 2016 pour ma part, malheureusement pas uniquement sur AF-KL.

En tous cas, les heureux élus reçoivent un mail sympathique de Jean-Marc Janaillac.

Un mail de bienvenue très élégant

Un statut qui demande encore à faire ses preuves

Pour le moment, rien ne filtre de la part de Flying Blue. D’ailleurs, son directeur, Frédéric Kahane, est très peu loquace sur le devenir du programme, notamment sur son passage en revenue-based intégral, a priori reporté sine die.

Ce sont les bénéfices discrétionnaires qui seront les plus importants… Mais lesquels seront-ils ? L’avenir nous le dira dans les prochains mois, même si nos contacts internes doutaient des surclassements à la pelle comme à la grande époque du Club 2000 de la fin des années 90, les membres Ultimate ayant seulement la plus grande priorité évidemment devant les membres Platinum et Club 2000.

Conclusion

Encore une idée mal pensée chez Flying Blue. Et pourtant, il était facile de faire un benchmark avec British Airways (GCL) et Lufthansa (HON Circle), ou United (Global Services) et Delta (Diamond), pour voir ce que l’on peut faire de bien, voir de très bien, pour ses meilleurs clients. En tous cas, il devient urgent de communiquer.